Le 14 novembre 2010
Le numéro de novembre du mensuel Tibetan Review commente l'extension de la liaison ferroviaire Qinghai-Lhasa vers Shigatse – deuxième ville tibétaine, au voisinage de l'Everest, résidence officielle du Panchen Lama – dans le Sud-Est du Tibet, ce qui étend le réseau jusqu 'au voisinage immédiat du Népal, du Bouthan, du Sikkhim et de l'Inde (Arunachal Pradesh). Si cette nouvelle liaison accélérera le développement économique et social de cette partie du Tibet, il y facilitera aussi la poursuite de l' immigration Han et la marginalisation accélérée des autochtones. La majorité des commerçants de Shigatse est déjà composée de Chinois.
Le Népal aurait invité la Chine à connecter cette extension avec la frontière népalaise (Nyalam, 400 km) et ensuite Katmandou (120 km). La police de ce pays a par ailleurs enlevé les urnes électorales à l'issue du vote des résidents tibétains (3 octobre) pour l'élection du « gouvernement tibétain en exil ». Le représentant du Dalaï Lama à Washington, Lodi Gyari, a déclaré qu'il était de notoriété publique que les représentants de la Chine à Katmandou ne se gênaient pas pour donner des ordres aux autorités népalaises sans aucune considération pour la souveraineté du pays. Il se demande si « le Népal est déjà devenu lui aussi une « région autonome chinoise ».
Une carte de Augustus Mitchell (1869) traçant exactement la frontière du Tibet, clairement identifié comme un pays distinct de ses voisins, et donc de la Chine, a été offert au Dalaï Lama par l'Université Emory et les Milklian Antiquarian Maps.
Le magazine rapporte la déclaration (6 octobre) du Ministre indien de la Défense AK Antony qualifiant de « fiévreux » le rythme de l'accroissement des capacités militaires chinoises aux frontières de l'Inde et soulignant la nécessité de la vigilance.
Le 9 novembre Yahoo-India faisait écho aux craintes de l'ancien ministre de la défense Mulayam Singh Yadav (Samajwadi Party) remarquant que les quatre contentieux frontaliers en Himachal Pradesh, Ladakh et Uttaranchal à l'Ouest de l'Himalaya et en Arunachal, à l'est de la chaîne montagneuse pouvait, étant donné l'accroissement de ses capacités logistiques et de transport, fournir à la Chine les prétextes lui permettant de passer à l'offensive n'importe quand.
Mais la Tibetan Review rapporte également les déclarations du Premier chinois, Wen Jiabao – minoritaire au sein du Comité permanent du Politburo – à Fareed Zakaria (CNN-GPS) suivant lesquelles « on ne peut résister longtemps aux souhaits et la volonté du peuple … il était futile de repousser l'évolution vers plus de démocratie et de liberté … et que dans ce contexte, la liberté d'expression serait inévitable... ».
Le numéro de novembre du mensuel Tibetan Review commente l'extension de la liaison ferroviaire Qinghai-Lhasa vers Shigatse – deuxième ville tibétaine, au voisinage de l'Everest, résidence officielle du Panchen Lama – dans le Sud-Est du Tibet, ce qui étend le réseau jusqu 'au voisinage immédiat du Népal, du Bouthan, du Sikkhim et de l'Inde (Arunachal Pradesh). Si cette nouvelle liaison accélérera le développement économique et social de cette partie du Tibet, il y facilitera aussi la poursuite de l' immigration Han et la marginalisation accélérée des autochtones. La majorité des commerçants de Shigatse est déjà composée de Chinois.
Le Népal aurait invité la Chine à connecter cette extension avec la frontière népalaise (Nyalam, 400 km) et ensuite Katmandou (120 km). La police de ce pays a par ailleurs enlevé les urnes électorales à l'issue du vote des résidents tibétains (3 octobre) pour l'élection du « gouvernement tibétain en exil ». Le représentant du Dalaï Lama à Washington, Lodi Gyari, a déclaré qu'il était de notoriété publique que les représentants de la Chine à Katmandou ne se gênaient pas pour donner des ordres aux autorités népalaises sans aucune considération pour la souveraineté du pays. Il se demande si « le Népal est déjà devenu lui aussi une « région autonome chinoise ».
Une carte de Augustus Mitchell (1869) traçant exactement la frontière du Tibet, clairement identifié comme un pays distinct de ses voisins, et donc de la Chine, a été offert au Dalaï Lama par l'Université Emory et les Milklian Antiquarian Maps.
Le magazine rapporte la déclaration (6 octobre) du Ministre indien de la Défense AK Antony qualifiant de « fiévreux » le rythme de l'accroissement des capacités militaires chinoises aux frontières de l'Inde et soulignant la nécessité de la vigilance.
Le 9 novembre Yahoo-India faisait écho aux craintes de l'ancien ministre de la défense Mulayam Singh Yadav (Samajwadi Party) remarquant que les quatre contentieux frontaliers en Himachal Pradesh, Ladakh et Uttaranchal à l'Ouest de l'Himalaya et en Arunachal, à l'est de la chaîne montagneuse pouvait, étant donné l'accroissement de ses capacités logistiques et de transport, fournir à la Chine les prétextes lui permettant de passer à l'offensive n'importe quand.
Mais la Tibetan Review rapporte également les déclarations du Premier chinois, Wen Jiabao – minoritaire au sein du Comité permanent du Politburo – à Fareed Zakaria (CNN-GPS) suivant lesquelles « on ne peut résister longtemps aux souhaits et la volonté du peuple … il était futile de repousser l'évolution vers plus de démocratie et de liberté … et que dans ce contexte, la liberté d'expression serait inévitable... ».
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