Le 29 septembre 2010
Le Times of India rapporte que des villageois d'un village à majorité hindoue du Karnataka, à 500 km de Bangalore ont aidé à reconstruire la mosquée de la minorité musulmane locale, trop pauvre pour prendre des jours de congé à cet effet.
Le 3 octobre 2010
La Haute Cour indienne a prononcé hier son verdict sur le site d'Ayodhya où la mosquée Babri, bâtie d'après les hindous sur les ruines d'un temple marquant le lieu de la naissance du dieu Rama (Vishnou) démolie par la foule en 1992. Le site sera, d'après le jugement rendu, partagé entre trois organisations, deux hindoues et une musulmane. Même si certains milieux musulmans estiment être floués par cette décision, et envisagent de faire appel, la majorité semble s'en satisfaire. Le troubles meurtriers de 1992 ne devraient pas se répéter.
Le plus intéressant dans cette affaire se trouve peut-être dans les attendus du vote de S.U. Khan, juge musulman siégeant à cette cour : « Muslims must also ponder that at present the entire world wants to know the exact teaching of Islam in respect of relationships of Muslims with others. In this regard, Muslims in India enjoy a unique position. They have been rulers here, they have been ruled and now tey are sharers in power... . » dont je traduis ainsi l'essentiel : « Les musulmans doivent envisager que le monde entier veut à actuellement connaître l'exacte position de l'islam vis-à-vis des non-musulmans. De ce point de vue, les musulmans indiens jouissent d'une position unique. Ils ont gouverné, ils ont été gouvernés, et maintenant, ils partagent le pouvoir ».
Sans doute une des déclarations les plus candides et intelligentes que j'ai entendu d'une personnalité musulmane depuis longtemps. Elle reconnaît implicitement qu'il y a des points de doctrine de l'islam, entraînant attitudes et comportements de la part de ses fidèles, sur lesquels le monde s'interroge. Suite entre autres aux attentats de New York, de Londres, de Madrid, de Bombay, pour n'en citer que quelques uns, une grande partie des élites globales ont maintenant lu le Coran. Le sacrifice des milliers de victimes qu'ont fait ces attentats n'aura pas été vain. Au lendemain du 9/11, je me disais « Si Bin Laden n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer ». Grâce à lui et à ses comparses, le temps est passé où seuls les musulmans, les sympathisants ou les candidats à la conversion lisaient le Coran. Les appels à la discrimination, à la haine et au meurtre des infidèles que contient ce livre ne sont plus un secret. Et viendra le jour où le monde demandera aux musulmans, et surtout aux pays et institutions représentant l'islam de s'expliquer sur les quelque cinquante versets sataniques que contient leur livre saint et la manière dont ils les interprètent.
Dans le Times of India d'aujourd'hui un billet « incorrect » intitulé « What in God's name is going on? » (Au nom de Dieu, qu'est-ce qui se passe ?), et signé par une Indienne, Shobhaa De, en fait une lettre à Dieu, commence « Dear God, ... the world has changed dude. Most young people don't believe you exist. When in doubt, they google you, and you know what? Your PR guys need to be sacked for complete and total misrepresentation; check out the rubbish thrown up by search engines. Depressing stuff, man. Totally not cool. » (Cher Dieu, ... le monde a changé bonhomme. La plupart des jeunes ne croient pas en ton existence. Quand ils doutent, ils te googlent, et tu sais quoi ? Ton service de relations publiques devrait être viré ; ils ne savent pas comment te promouvoir ; jette un coup d'œil sur le paquet d'ordures vomi par les moteurs de recherche. Déprimant ! Pas cool du tout !»)
Pendant ce temps-là il y aurait quand même des progrès sur le front des castes, entre autres en Uttar Pradesh, suite au contrôle de cet état par le BSP, parti « bouddhiste » de Mayawati, cette intouchable quatre fois Premier ministre de l'état depuis 1995. D'après l'article de Swaminathan Anklesaria Aiyar (The social revolution in Uttar Pradesh) paru dans le Times of India d'aujourd'hui, la proportion de non-dalits acceptant de la nourriture préparée par des dalits serait passée – sur une période non-précisée – de 1,7 % à 72,5 % dans l'Est et de 3,6 à 47,8 % dans l'Ouest de l'état ; le phénomène du travail forcé pour dettes (bonded labour) aurait presque disparu, la proportion de dalits y étant condamnés étant passée de 32,1 % à 1,1 % ; la proportion de dalits propriétaires de leur terre est passée de 16,6 % à 28,4 % dans l'Est et de 50,5 à 67,6 % dans l'Ouest de l'état ; ces dalits propriétaires emploient à présent des conducteurs de tracteurs de « haute caste » pour labourer leurs terres ; la proportion de familles dalits pouvant scolariser leurs enfants est passée de 28,8 à 63,4 % dans l'Est et de 21,7 à 65,7 dans l'Ouest de l'état ; la proportion de dalits exerçant des professions jadis réservées aux gens de caste (maçon, tailleur, conducteur de véhicule) serait passée de 14 à 37% dans l'Est et de 9,3 à 42,1 % dans l'Ouest de l'état ; et enfin la proportion de dalits indépendants, commerçants ou professions libérales serait passée de 4,2 à 11 % dans l'Est et de 6 à 36,7 % dans l'Ouest de l'état. Le système millénaire des castes est en train de se désagréger jusque dans les villages, pourtant leurs derniers bastions, conclut l'auteur. Avant que le processus n'atteigne son terme, il faudra cependant encore attendre longtemps car la majorité vit encore dans les villages. Et tous les états ne sont pas aussi progressistes que l'Uttar Pradesh à cet égard.
Le 4 octobre 2010
Dans le Times of India de ce matin (p. 8) un article intitulé « Pak[istan] using US terror aid against India » envisage l'éventualité d'une guerre sur deux fronts avec la Chine et le Pakistan ; relayant l'article de Selig Harrison (New York Times, 27 août 2010) il mentionne la présence de troupes chinoise dans la région de Gilgit-Baltistan, ainsi que le fait que le Pakistan en plus d'avions de combat américains (F-16), recevrait des Thunder Jets et des missiles téléguidables de la Chine.
À la lecture d'un message enregistré de Bin Laden, le deuxième en 24 heures, se scandalisant que les sites des inondations qui ont récemment dévasté le Sud du Pakistan aient été visités par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, mais par aucun leader arabe "malgré la courte distance et les déclarations de fraternité", on peut espérer que le Grand Jihadiste commence à s'interroger sur l'incapacité séculaire de l'islam à créer des réflexes de solidarité – en dehors de réactions émotionnelles violentes – non seulement basés sur une commune humanité mais même entre croyants. Ne juge-t-on pas l'arbre d'après ses fruits ? L'échec le plus flagrant de l'islam est de ne pas avoir pu transcender la culture clanique, de n'en être qu'une hypostase, d'avoir conçu l'Umma comme une grappe de clans, ou seule compte, au fond, la solidarité interne au clan.
Le 5 octobre 2010
Le gouvernement népalais vient de terminer le premier jet d'un projet de loi ouvrant la porte à un accord d'extradition de citoyens de pays tiers entre le Népal et l'Inde, demanderesse depuis longtemps sur ce point, car inquiète des menées de l'ISI (Services secrets pakistanais) à Katmandou.
Geert Wilders, député néeerlandais dont le parti fait partie de la coalition au pouvoir depuis peu dans ce pays, a comparu lundi dernier devant un tribunal pour répondre de l'accusation d'inciation à la haine raciale. Il a, entre autres appelé à interdire le Coran « ce livre fasciste » sur le territoire néerlandais.
Un agent immobilier musulman, Masood Ghafoor, installé à Londres, a été condamné à payer 13 500 £ à son employée Ghazala Khan, également d'origine musulmane, pour l'avoir licenciée suite à son refus de porter la burqa, alors qu'il n'imposait pas les mêmes exigences à ses employées « blanches ». La cour a invoqué une double discrimination, sexuelle et religieuse.
Le Times of India rapporte que des villageois d'un village à majorité hindoue du Karnataka, à 500 km de Bangalore ont aidé à reconstruire la mosquée de la minorité musulmane locale, trop pauvre pour prendre des jours de congé à cet effet.
Le 3 octobre 2010
La Haute Cour indienne a prononcé hier son verdict sur le site d'Ayodhya où la mosquée Babri, bâtie d'après les hindous sur les ruines d'un temple marquant le lieu de la naissance du dieu Rama (Vishnou) démolie par la foule en 1992. Le site sera, d'après le jugement rendu, partagé entre trois organisations, deux hindoues et une musulmane. Même si certains milieux musulmans estiment être floués par cette décision, et envisagent de faire appel, la majorité semble s'en satisfaire. Le troubles meurtriers de 1992 ne devraient pas se répéter.
Le plus intéressant dans cette affaire se trouve peut-être dans les attendus du vote de S.U. Khan, juge musulman siégeant à cette cour : « Muslims must also ponder that at present the entire world wants to know the exact teaching of Islam in respect of relationships of Muslims with others. In this regard, Muslims in India enjoy a unique position. They have been rulers here, they have been ruled and now tey are sharers in power... . » dont je traduis ainsi l'essentiel : « Les musulmans doivent envisager que le monde entier veut à actuellement connaître l'exacte position de l'islam vis-à-vis des non-musulmans. De ce point de vue, les musulmans indiens jouissent d'une position unique. Ils ont gouverné, ils ont été gouvernés, et maintenant, ils partagent le pouvoir ».
Sans doute une des déclarations les plus candides et intelligentes que j'ai entendu d'une personnalité musulmane depuis longtemps. Elle reconnaît implicitement qu'il y a des points de doctrine de l'islam, entraînant attitudes et comportements de la part de ses fidèles, sur lesquels le monde s'interroge. Suite entre autres aux attentats de New York, de Londres, de Madrid, de Bombay, pour n'en citer que quelques uns, une grande partie des élites globales ont maintenant lu le Coran. Le sacrifice des milliers de victimes qu'ont fait ces attentats n'aura pas été vain. Au lendemain du 9/11, je me disais « Si Bin Laden n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer ». Grâce à lui et à ses comparses, le temps est passé où seuls les musulmans, les sympathisants ou les candidats à la conversion lisaient le Coran. Les appels à la discrimination, à la haine et au meurtre des infidèles que contient ce livre ne sont plus un secret. Et viendra le jour où le monde demandera aux musulmans, et surtout aux pays et institutions représentant l'islam de s'expliquer sur les quelque cinquante versets sataniques que contient leur livre saint et la manière dont ils les interprètent.
Dans le Times of India d'aujourd'hui un billet « incorrect » intitulé « What in God's name is going on? » (Au nom de Dieu, qu'est-ce qui se passe ?), et signé par une Indienne, Shobhaa De, en fait une lettre à Dieu, commence « Dear God, ... the world has changed dude. Most young people don't believe you exist. When in doubt, they google you, and you know what? Your PR guys need to be sacked for complete and total misrepresentation; check out the rubbish thrown up by search engines. Depressing stuff, man. Totally not cool. » (Cher Dieu, ... le monde a changé bonhomme. La plupart des jeunes ne croient pas en ton existence. Quand ils doutent, ils te googlent, et tu sais quoi ? Ton service de relations publiques devrait être viré ; ils ne savent pas comment te promouvoir ; jette un coup d'œil sur le paquet d'ordures vomi par les moteurs de recherche. Déprimant ! Pas cool du tout !»)
Pendant ce temps-là il y aurait quand même des progrès sur le front des castes, entre autres en Uttar Pradesh, suite au contrôle de cet état par le BSP, parti « bouddhiste » de Mayawati, cette intouchable quatre fois Premier ministre de l'état depuis 1995. D'après l'article de Swaminathan Anklesaria Aiyar (The social revolution in Uttar Pradesh) paru dans le Times of India d'aujourd'hui, la proportion de non-dalits acceptant de la nourriture préparée par des dalits serait passée – sur une période non-précisée – de 1,7 % à 72,5 % dans l'Est et de 3,6 à 47,8 % dans l'Ouest de l'état ; le phénomène du travail forcé pour dettes (bonded labour) aurait presque disparu, la proportion de dalits y étant condamnés étant passée de 32,1 % à 1,1 % ; la proportion de dalits propriétaires de leur terre est passée de 16,6 % à 28,4 % dans l'Est et de 50,5 à 67,6 % dans l'Ouest de l'état ; ces dalits propriétaires emploient à présent des conducteurs de tracteurs de « haute caste » pour labourer leurs terres ; la proportion de familles dalits pouvant scolariser leurs enfants est passée de 28,8 à 63,4 % dans l'Est et de 21,7 à 65,7 dans l'Ouest de l'état ; la proportion de dalits exerçant des professions jadis réservées aux gens de caste (maçon, tailleur, conducteur de véhicule) serait passée de 14 à 37% dans l'Est et de 9,3 à 42,1 % dans l'Ouest de l'état ; et enfin la proportion de dalits indépendants, commerçants ou professions libérales serait passée de 4,2 à 11 % dans l'Est et de 6 à 36,7 % dans l'Ouest de l'état. Le système millénaire des castes est en train de se désagréger jusque dans les villages, pourtant leurs derniers bastions, conclut l'auteur. Avant que le processus n'atteigne son terme, il faudra cependant encore attendre longtemps car la majorité vit encore dans les villages. Et tous les états ne sont pas aussi progressistes que l'Uttar Pradesh à cet égard.
Le 4 octobre 2010
Dans le Times of India de ce matin (p. 8) un article intitulé « Pak[istan] using US terror aid against India » envisage l'éventualité d'une guerre sur deux fronts avec la Chine et le Pakistan ; relayant l'article de Selig Harrison (New York Times, 27 août 2010) il mentionne la présence de troupes chinoise dans la région de Gilgit-Baltistan, ainsi que le fait que le Pakistan en plus d'avions de combat américains (F-16), recevrait des Thunder Jets et des missiles téléguidables de la Chine.
À la lecture d'un message enregistré de Bin Laden, le deuxième en 24 heures, se scandalisant que les sites des inondations qui ont récemment dévasté le Sud du Pakistan aient été visités par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, mais par aucun leader arabe "malgré la courte distance et les déclarations de fraternité", on peut espérer que le Grand Jihadiste commence à s'interroger sur l'incapacité séculaire de l'islam à créer des réflexes de solidarité – en dehors de réactions émotionnelles violentes – non seulement basés sur une commune humanité mais même entre croyants. Ne juge-t-on pas l'arbre d'après ses fruits ? L'échec le plus flagrant de l'islam est de ne pas avoir pu transcender la culture clanique, de n'en être qu'une hypostase, d'avoir conçu l'Umma comme une grappe de clans, ou seule compte, au fond, la solidarité interne au clan.
Le 5 octobre 2010
Le gouvernement népalais vient de terminer le premier jet d'un projet de loi ouvrant la porte à un accord d'extradition de citoyens de pays tiers entre le Népal et l'Inde, demanderesse depuis longtemps sur ce point, car inquiète des menées de l'ISI (Services secrets pakistanais) à Katmandou.
Le 6 octobre 2010
Geert Wilders, député néeerlandais dont le parti fait partie de la coalition au pouvoir depuis peu dans ce pays, a comparu lundi dernier devant un tribunal pour répondre de l'accusation d'inciation à la haine raciale. Il a, entre autres appelé à interdire le Coran « ce livre fasciste » sur le territoire néerlandais.
Un agent immobilier musulman, Masood Ghafoor, installé à Londres, a été condamné à payer 13 500 £ à son employée Ghazala Khan, également d'origine musulmane, pour l'avoir licenciée suite à son refus de porter la burqa, alors qu'il n'imposait pas les mêmes exigences à ses employées « blanches ». La cour a invoqué une double discrimination, sexuelle et religieuse.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire