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mercredi 20 octobre 2010

La victime d'un viol devrait-elle pouvoir épouser son agresseur ? La burqua interdite à Mumbai ?

Le 20 octobre 2010




La home page de Yahoo India renvoie à un article du Times of India du 18 courant posant la question : Should a woman marry her rapist ? (Une femme devrait-elle épouser son violeur ?) qui en dit long sur l'état de la société indienne, malgré ses récentes avancées, et pas seulement dans sa fraction musulmane.



Une femme de Delhi aurait récemment demandé à épouser son violeur. Et en mars dernier KG Balakrishnan, Chief Justice of India, magistrat suprême de l'état fédéral, un hindou, aurait déclaré « a woman should be allowed to have a baby out of rape and/or marry the man after droping charges if she so wishes » (une femme devrait pouvoir porter le fruit d'un viol et, après avoir retiré sa plainte, en épouser l'auteur, si elle le désire). À la racine d'une telle « tolérance », le fait que la victime d'un viol en Inde reste stigmatisée et qu'aucun autre homme, sinon éventuellement son agresseur, ne voudra l'épouser.



 Si cette « solution » se répand, s'inquiète l'auteure de l'article, Kalapana Sharma, dont le prénom dénote qu'il s'agit d'une dame, et le nom de la haute caste des kshatriya, un violeur pourrait avoir recours à une telle tactique vis-à-vis de n'importe quelle fille. En cette ère ou dans les villes les frontières de caste deviennent plus floues la perspective que des femmes de haute caste puissent être violées par des intouchables doit encore sembler particulièrement abominables à certains.



K.Sharma mentionne également l'opinion d'une militante féministe suivant laquelle de telles issues – apparemment assez fréquentes – ne devraient pas servir d'intrigue pour les films télévisés, ce qui contribue à normaliser la pratique et faciliter son expansion.



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Dans le Times of India de ce matin : à Mumbai, le Shiv Sena envisage un projet de loi interdisant la port de la burqua.

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