Le 17 novembre 2010
Deux proches collaborateurs de Kalmadi (président du CO des jeux du Commonwealth) ont été arrêtés hier. Darbari et Mohindroo sont soupçonnés d'avoir trafiqué des e-mails afin de masquer les conditions irrégulières – pas d'appel d'offre et tarifs sur-évalués – d'un contrat portant sur la location de véhicules et la réalisation de films, entre le CO et une firme londonienne, propriété d'un nommé Patel, d'origine indienne, dans le cadre de la phase britannique (Queen's Baton Relay) des jeux en Octobre 2009 (The Tribune, 16 novembre 2010).
R.S. Bedi (Idem, p. 8) s'attarde sur l'efficacité des menaces américaines au Pakistan de « sévères conséquences si d'autres tentatives d'attentats visant les USA sur son territoire et provenant d'individus ou organisations basées au Pakistan devaient réussir » adressées par la bouche de Hilary Clinton au début de 2010 et préconise la même franchise de la part de l'Inde vis-à-vis de son voisin dont la menace de riposte nucléaire à toute incursion ou action indienne en territoire pakistanais ne serait que bluff.
Le vote des musulmans indiens a longtemps été surtout guidé par une priorité : empêcher l'accès du BJP (droite hindoue) au pouvoir. Dans ce but, l'électorat musulman a porté son vote sur le Congrès, puis après l'État d'Urgence, sur différents partis de « gauche » : Janata, Samajwady Party, RJD et BSP. Cela serait en train de changer, le BJP tentant d'attirer la nouvelle classe moyenne musulmane en laissant à l'extrême-droite (RSS) et ses épigones les thèmes identitaires (Idem, pp 8-9).
La 16e tentative d'élection d'un Premier ministre au Népal s'est comme les précédentes soldé par un échec et le 17e tour vient d'être reporté au 19 novembre. Le pays serait au bord d'une crise financière (Idem, p. 13).
L'épouse d'un musulman ayant prononcé la formule rituelle de répudiation à son égard devient « haram » (interdite) pour son époux, même si cette formule (talaq) a été prononcée sur le mode de la plaisanterie. Il en va de même si, le talaq ayant été prononcé au téléphone dans de mauvaise conditions d'écoute, l'épouse ne l'a pas entendu ou compris. Telle est la fatwa qui vient d'être prononcée par le Dar-ul-Uloom Deoband, cour de justice musulmane pratiquant une des interprétations les plus strictes de la charia (Idem, p. 18).
Le ministre de l'Industrie (Corporate Affairs) Salman Khurshid aurait admis que Sonia Gandhi représentait le « vrai pouvoir » au sein de l'UPA (alliance de centre-gauche menée par le Congrès). Cela n'empêche cependant pas, a-t-il précisé, que Manmohan Singh soit aussi le « vrai Premier ministre ».
Le dernier scandale (2G scam) fait suite à l'octroi par l'ancien ministre fédéral des télécommunications, A Raja, en 2008, de 85 licences d'exploitation accordées à des compagnies de télécommunications sans appels d'offres « dans un contexte marqué par l'arbitraire et le manque total de transparence … où les règles et procédures ont été ignorées » causant 10, 760.000 millions de INR de pertes pour les caisses de l'État. L'opposition réclame une enquête parlementaire, refusée par l'UPA, la coalition au pouvoir, qui préfère confier l'enquête au Public Accounts Committee (Times of India).
Plus intéressant – la corruption n'étant pas le privilège de l'Inde – quatre Chinois vivant aux USA et au Canada où ils représentent diverses associations militant pour la démocratie en Chine, viennent de rencontrer les représentant de l'Administration Centrale Tibétaine à Dharamsala. Parmi eux Xiang Xiao Ji, un des leaders du mouvement étudiant de 1989, apporte son soutien à l'approche de « la voie moyenne » défendue par le Dalaï Lama pour aboutir à une vraie démocratie en Chine et une authentique autonomie du Tibet. Bien que reconnaissant le droit des Tibétains à l'indépendance, « dans notre intérêt commun à long terme, une très large autonomie est préférable » précise Xiang Xiao Ji, répétant que pour atteindre ce but, l'approche de la « voie moyenne » est la plus susceptible d'enregistrer des progrès (Idem).
Dans le Hindustan Times (p. 7) NC Saxena rappelle que le taux de croissance élevé de l'économie indienne ne doit pas faire oublier des indicateurs sociaux inquiétants. En particulier le taux de mortalité infantile est supérieur à celui du Bangladesh (54 contre 47/1000 ; le taux de mortalité des femmes en couches lui est à peine inférieur (256 contre 320 pour 100.000 accouchements) ; le taux d'analphabétisme reste le plus élevé du monde (38 % contre 6,3 % pour la Chine et 7,5 pour le Vietnam) tandis que seulement 28 % de la population jouit de conditions d'hygiène et d'accès suffisant aux soins de santés contre 86% au Sri Lanka, 65% en Chine et au Vietnam, et 36% au Bangladesh. La moitié des enfants souffre de malnutrition.
Le 18 novembre 2010
On a découvert l'année dernière l'existence en Afghanistan de gisements non seulement de métaux courants – fer, cobalt, cuivre, or – mais aussi de métaux critiques pour les industries modernes, tellement importants que ce pays pourrait devenir un des premiers centres miniers du monde.
Les Chinois (CMG : China Metallurgical Group) ont été parmi les premiers à sauter sur la balle en investissant 4 milliards de dollars pour acquérir les droits d'exploitation de la mine d'Aynak dans la province de Logar. Le gouvernement afghan soucieux sans doute de diversifier les sources d'investissement invite à présent l'Inde, avec lequel, ainsi que la population afghane en général, il entretient de bonnes relations, à lui faire des propositions. L'Afghanistan espère de l'Inde des investissement d'exploitation mais aussi ses experts en géologie et ingénierie minière. L'appel d'offre court jusqu'à la mi-juillet 2011 (The Tribune).
Deux proches collaborateurs de Kalmadi (président du CO des jeux du Commonwealth) ont été arrêtés hier. Darbari et Mohindroo sont soupçonnés d'avoir trafiqué des e-mails afin de masquer les conditions irrégulières – pas d'appel d'offre et tarifs sur-évalués – d'un contrat portant sur la location de véhicules et la réalisation de films, entre le CO et une firme londonienne, propriété d'un nommé Patel, d'origine indienne, dans le cadre de la phase britannique (Queen's Baton Relay) des jeux en Octobre 2009 (The Tribune, 16 novembre 2010).
R.S. Bedi (Idem, p. 8) s'attarde sur l'efficacité des menaces américaines au Pakistan de « sévères conséquences si d'autres tentatives d'attentats visant les USA sur son territoire et provenant d'individus ou organisations basées au Pakistan devaient réussir » adressées par la bouche de Hilary Clinton au début de 2010 et préconise la même franchise de la part de l'Inde vis-à-vis de son voisin dont la menace de riposte nucléaire à toute incursion ou action indienne en territoire pakistanais ne serait que bluff.
Le vote des musulmans indiens a longtemps été surtout guidé par une priorité : empêcher l'accès du BJP (droite hindoue) au pouvoir. Dans ce but, l'électorat musulman a porté son vote sur le Congrès, puis après l'État d'Urgence, sur différents partis de « gauche » : Janata, Samajwady Party, RJD et BSP. Cela serait en train de changer, le BJP tentant d'attirer la nouvelle classe moyenne musulmane en laissant à l'extrême-droite (RSS) et ses épigones les thèmes identitaires (Idem, pp 8-9).
La 16e tentative d'élection d'un Premier ministre au Népal s'est comme les précédentes soldé par un échec et le 17e tour vient d'être reporté au 19 novembre. Le pays serait au bord d'une crise financière (Idem, p. 13).
L'épouse d'un musulman ayant prononcé la formule rituelle de répudiation à son égard devient « haram » (interdite) pour son époux, même si cette formule (talaq) a été prononcée sur le mode de la plaisanterie. Il en va de même si, le talaq ayant été prononcé au téléphone dans de mauvaise conditions d'écoute, l'épouse ne l'a pas entendu ou compris. Telle est la fatwa qui vient d'être prononcée par le Dar-ul-Uloom Deoband, cour de justice musulmane pratiquant une des interprétations les plus strictes de la charia (Idem, p. 18).
Le ministre de l'Industrie (Corporate Affairs) Salman Khurshid aurait admis que Sonia Gandhi représentait le « vrai pouvoir » au sein de l'UPA (alliance de centre-gauche menée par le Congrès). Cela n'empêche cependant pas, a-t-il précisé, que Manmohan Singh soit aussi le « vrai Premier ministre ».
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Le dernier scandale (2G scam) fait suite à l'octroi par l'ancien ministre fédéral des télécommunications, A Raja, en 2008, de 85 licences d'exploitation accordées à des compagnies de télécommunications sans appels d'offres « dans un contexte marqué par l'arbitraire et le manque total de transparence … où les règles et procédures ont été ignorées » causant 10, 760.000 millions de INR de pertes pour les caisses de l'État. L'opposition réclame une enquête parlementaire, refusée par l'UPA, la coalition au pouvoir, qui préfère confier l'enquête au Public Accounts Committee (Times of India).
Plus intéressant – la corruption n'étant pas le privilège de l'Inde – quatre Chinois vivant aux USA et au Canada où ils représentent diverses associations militant pour la démocratie en Chine, viennent de rencontrer les représentant de l'Administration Centrale Tibétaine à Dharamsala. Parmi eux Xiang Xiao Ji, un des leaders du mouvement étudiant de 1989, apporte son soutien à l'approche de « la voie moyenne » défendue par le Dalaï Lama pour aboutir à une vraie démocratie en Chine et une authentique autonomie du Tibet. Bien que reconnaissant le droit des Tibétains à l'indépendance, « dans notre intérêt commun à long terme, une très large autonomie est préférable » précise Xiang Xiao Ji, répétant que pour atteindre ce but, l'approche de la « voie moyenne » est la plus susceptible d'enregistrer des progrès (Idem).
Dans le Hindustan Times (p. 7) NC Saxena rappelle que le taux de croissance élevé de l'économie indienne ne doit pas faire oublier des indicateurs sociaux inquiétants. En particulier le taux de mortalité infantile est supérieur à celui du Bangladesh (54 contre 47/1000 ; le taux de mortalité des femmes en couches lui est à peine inférieur (256 contre 320 pour 100.000 accouchements) ; le taux d'analphabétisme reste le plus élevé du monde (38 % contre 6,3 % pour la Chine et 7,5 pour le Vietnam) tandis que seulement 28 % de la population jouit de conditions d'hygiène et d'accès suffisant aux soins de santés contre 86% au Sri Lanka, 65% en Chine et au Vietnam, et 36% au Bangladesh. La moitié des enfants souffre de malnutrition.
Le 18 novembre 2010
On a découvert l'année dernière l'existence en Afghanistan de gisements non seulement de métaux courants – fer, cobalt, cuivre, or – mais aussi de métaux critiques pour les industries modernes, tellement importants que ce pays pourrait devenir un des premiers centres miniers du monde.
Les Chinois (CMG : China Metallurgical Group) ont été parmi les premiers à sauter sur la balle en investissant 4 milliards de dollars pour acquérir les droits d'exploitation de la mine d'Aynak dans la province de Logar. Le gouvernement afghan soucieux sans doute de diversifier les sources d'investissement invite à présent l'Inde, avec lequel, ainsi que la population afghane en général, il entretient de bonnes relations, à lui faire des propositions. L'Afghanistan espère de l'Inde des investissement d'exploitation mais aussi ses experts en géologie et ingénierie minière. L'appel d'offre court jusqu'à la mi-juillet 2011 (The Tribune).
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