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jeudi 25 novembre 2010

Inde, Népal, réponse indienne à la Chine, Don de sang islamiste

Le 24 novembre 2010




Les accoucheuses « aux pieds nus » (dai) de l'Haryana, état situé au nord-ouest de Delhi et dont la population est connue pour préférer les naissances de garçons à celles de filles, sont complices de ce trait de mentalité. Elles joueraient un rôle important de conseil et d'orientation dans les tests de détermination du sexe et dans la mise en contact des femmes enceintes avec des médecins pratiquant l'avortement, qu'elles pratiquent également parfois elles-mêmes (Times of India, 22 Novembre 2010).



Même les juges ne font pas confiance aux polices indiennes. C'est en tous cas ce qui ressort du cas de cette juge s'adressant directement au CBI pour déposer plainte contre son mari et sa belle-famille pour harassement (Idem).



L'impréparation et le désordre qui ont accompagné les CWG s'expliquent-ils par le fait que New Delhi est gouverné par quatre niveaux d'institutions différents ? En effet, les compétences sont partagées (Idem, Who Governs our Cities ?) entre : le Delhi Municipal Corporation (DMC), le New Delhi Municipal Council (NDMC), le Delhi Cantonment Board, et la dernière créée en 2007, NTC (National Capital Territory). A cela il faut ajouter la Delhi Development Authority (DDA) gérant les infrastructures urbaines.



Le Times of India du 23 novembre 2010 révèle qu'au cours des vingt-cinq dernières années aucune des quatre Commissions parlementaires chargées d'enquête suite à des soupçons de corruption ou autre délits n'a aboutit. La dernière – sur la présence ou non de pesticides dans les boissons sucrées – a répondu par la positive mais cette conclusion n'a été suivie d'aucune modification de la loi ou des réglementations.



Répondant au développement par la Chine d'infrastructure ferroviaire, routières et à l'afflux prévisible de troupes dans le Sud-Est du Tibet aux confins de l'état contesté de l'Arunachal Pradesh, l'Inde a créé dans cet état ainsi qu'au Sikkim voisin deux nouvelles divisions (plus de 36 000 hommes) d'infanterie composées de montagnards locaux. Alors que les deux seules divisions d'artillerie de l'Armée indienne visent le « front occidental » pakistanais une nouvelle division est prévue pour le « front oriental ». Deux escadrons d'avions de combat (Sukhoi-30MKI) seront basé à Chabua en Assam, ainsi que six escadrons de missiles sol-air Akash.



Le 25 novembre 2010



Le conseil de castes (panchayat) d'un village de l'Uttar Pradesh a déclaré illégale la possession et usage de GSM par des filles non-mariées afin de les empêcher de s'enfuir avec un garçon sans le consentement de leurs parents. Le même panchayat s'est opposé au mariage de deux membres d'un même gotra (clan) annonce le Times of India (24 novembre, 2010).



Le BJP s'oppose à la l'amnistie et réhabilitation de quelque 3 000 Cachemiri Indiens qui, après avoir fui au PoK (Cachemire occupé par le Pakistan) pour y suivre un entraînement au maniement des armes, désirent rentrer en Inde (Idem).



Le Hindustan Times (24 novembre) annonce que les fissures déjà anciennes entre les ailes « subitiste » et « gradualistes» du parti maoïste népalais (UCPN) se sont aggravées au cour de leur plenum réuni à Palangtar (Gorkha).



L'annonce ce matin de la victoire écrasante (¾ des votes) de Nitish et des sa coalition JD(U)-BJP au Bihar marquerait la fin d'un ère dans la politique indienne, et le début du vote intelligent, où la bonne gouvernance détermine le choix des électeurs et non plus la caste, la confession religieuse ou le clientélisme. D'autant plus remarquable que c'est l'alliance de Nitish et son JD(U) de centre gauche avec le BJP (droite hindoue modérée) qui ont a produit, en matière de sécurité, infrastructures, et discipline des fonctionnaires, les fruits pour lesquels ils sont récompensés. Le pragmatisme de Nitish l'a aussi poussé à refuser, sans que cela mette en danger son alliance avec le BJP bihari, que Modi (leader de l'aile droite du BJP au Gujurat et islamophobe avéré) fasse campagne au Bihar. Le Congrès s'inquiète des progrès de cette alliance atypique et Sonia Gandhi appelle à resserrer les boulons (Times of India, 25 novembre 2010).



Faire don de son sang serait anti-islamique (haram), sauf au bénéfice d'un proche ou d'un membre de son propre clan, a déclaré le Darul Ulum Deoband, « car nous ne sommes pas propriétaires de notre corps » justifie-t-il, manifestant ainsi cet aspect de l'islam qui consolide la solidarité clanique au détriment de la solidarité humaine. Heureusement cependant, d'autres autorité musulmanes ont déclaré que cette fatwa ne devait pas empêcher les musulmans de faire don de leur sang.



Pour équilibrer l'influence grandissante de la Chine au Sri Lanka, qui longtemps fut considéré par l'Inde comme son backyard, deux nouveaux consulats sont ouverts sur l'île : le premier à Hambantota, le nouvau port équipé par la Chine et inauguré hier, le second à Jaffna. L'Inde finance aussi la construction des lignes de chemin de fer Omanthai-Palali et Medawachchiya-Madu-Mannar dans le Nord ainsi que l'effort de déminage et de reconstruction sur le territoire anciennement contrôlé par le LTTE.

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