22 juillet 2010
Peu après minuit.
Après le Wild West le temps viendrait-il du Wild East ? De L'Est sauvage ?
Signes au sein même de l'Occident de mobilisation d'une entité/identité anglo-saxonne face à l'émergence d'une puissance continentale même si cette puissance est encore essentiellement économique et financière. Car cette puissance – essentiellement l'UE et la zone euro – a comme horizon un vaste espace encore relativement vierge : les pays émergents d'Europe de l'Est (La Pologne par exemple qui affiche un taux de croissance aux alentours de 8%, comme l'Inde ou la Chine récemment encore) et au-delà la Russie d'Europe et d'Asie. Alors qu'aux USA, ayant dès le début du XX e siècle déjà atteint les limites de leur expansion territoriale, l'énorme énergie produite par le capitalisme sauvage et son application à des ressources naturelles et technologiques alors illimitées, ne trouvant plus d'espace où se déployer vira alors vers l'exploration spatiale avant de rencontrer maintenant seulement avec la montée de la Chine, de l'Inde et du BRIC ses limites ultimes, l'acculant aux réformes structurelles dont Obama se fait le défenseur.
Obama signifie-t-il aussi de la part des USA une phase de repli, de néo-protectionnisme moral et culturel vis-à-vis non seulement des mondes musulmans et chinois mais aussi européen? Ce repli pourrait-il donner enfin ses chances à la perspective d'un rapprochement russo-européen. Les premiers symptômes de cette évolution dans les média anglo-saxons sont multiples. L'acharnement des agence de quotations, toutes anglo-saxonnes, sur les faiblesses, réelles, des pays de la zone euro – Grèce, Espagne, Portugal – le ton et le contenu des commentaires des média sur la chute de l'Euro en juin-juillet dernier laissent percer l'inquiétude qu'inspire l'Euro à l'entité anglo et le désir de son échec. La constatation que, passée une période de doute et d'ajustement, la devise européenne regagne inexorablement du terrain, et la réalisation que l'économise européenne est dores et déjà la première économie mondiale doit leur faire craindre l'émergence sur le continent d'un nouveau pôle de puissance entre eux-mêmes et la Russie provoquant un réflexe de repli sur l'identité anglo-saxonne.
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