Le 10 janvier 2011
The Himalayan annonce que pour éviter que le pays ne devienne un "hub of international criminals" , le gouvernement s'apprête à présenter devant le Parlement un projet de loi qui lui permettra de mettre à jour l'accord d'extradition signé avec l'Inde en 1988 et de l'étendre à d'autres pays ainsi que de signer avec des pays partenaires des accords d' "assistance mutuelle" en matière de sécurité et de menace de l'ordre public.
Plus de cinq cent travailleurs clandestins du Bangladesh, entrés avec un visa de tourisme pour travailler dans la construction dans la Vallée de Katmandou vont être expulsés. Plusieurs d'entre eux étaient "en transit" vers des destinations plus attrayantes – pays du Golfe, Pologne, Azerbaidjan – munis de faux passeports népalais.
Le 18 janvier 2011
Allé hier vers 13 h au monastère financé par le gouvernement chinois (Chine pop.) dont j'avais rencontré l'abbé la semaine dernière chez le papetier musulman de Parsa et qui m'avait invité à lui rendre visite.
Les abords du monastère se sont dégradés depuis que je l'avais découvert en 2005. Ils sont à présent complètement envahis par les "marchands du Temple", des natifs, hindous ou musulmans, souvent à la mine patibulaire. Les gardiens des sandales et souliers, que l'on doit laisser devant l'entrée donnant accès au jardin qui précède le sanctuaire, ne sont guère plus avenants.
Les colonnes peintes en rouge soutenant la galerie entourant le jardin intérieur sont à présent couvertes de graffiti. Et les jeunes assis juste devant le sanctuaire, vide de tout moine ou moniale à cette heure, ne sont ni accueillant ni vraiment utiles à quoi que ce soit. Leur unique fonction semble être de veiller au tronc où les pèlerins laissent leurs oboles.
Je me présente, décline mon identité, que je réside au LIRI et leur montre le bout de papier où l'abbé a écrit son nom. Le plus âgé des deux "concierges" me dit que les moines et moniales dorment à cette heure. J'insiste pour qu'il m'annonce, ce qu'il fait de mauvaise grâce. Je vois de loin le moine apparaître sur le seuil de sa chambre. Le concierge revient me confirmant que l'abbé ne peut me recevoir à cette heure. La sieste doit pourtant tirer vers la fin car je vois deux nonnes s'affairer autour de la statue de Metteya à l'entrée.
Ces moines subsidiés par le gouvernement communiste de la Chine populaire se comportent comme des fonctionnaires. Trop paresseux sans doute ou corrompus pour s'occuper sérieusement et personnellement de l'accueil des visiteurs et de la protection du site, comme c'était encore le cas il y a cinq ans, ils délèguent cette charge aux maffias locales qui s'acquittent plutôt mal que bien de cette tâche pourtant guère difficile.
Ne résistant pas à l'envie de dire à ces nonnes ce que je pense de l'accueil – je crois qu'elle comprennent au moins le ton de mon discours car elles me considèrent d'un air un peu contrarié - je m'en vais sans intention de revenir pour sonder l'abbé, comme c'était mon projet, sur ce qu'il pense de la politique chinoise vis-à-vis du Pakistan et de l'islam en général, de plus en plus convaincu qu'il n'y a pas grand chose à tirer de ces moines ignares et corrompus que seuls intéressent les visiteurs dont il est possible de retirer quelqu'avantage matériel.
Le 19 janvier 2011
Le Kathmandu Post annonce que suite au départ la semaine dernière des troupes de l'ONU (UNMIN) chargées de veiller aux accords passés entre les Sept Partis et les maoïstes et d'éviter un reprise des hostilités entre ces derniers et l'armée népalaise, le gouvernement chargés des affaires courantes (on dirait une histoire belge) et le UCPN maoïste sont convenu de transférer solennellement, le 22 janvier, le commandement de la PLA maoïste à un Comité Spécial dirigé par le Premier ministre.
Étonnant pays, un des plus pauvres de la planète, un des plus arriérés et sous certains aspects des plus conservateurs, mais qui s'apprête à voter, après qu'un comité Same Sex Marriage ait étudié les législations des pays l'autorisant et enquêté sur le terrain en Norvège, une loi rendant possible le mariage de personnes de même sexe. L'opinion publique réagit paraît-il (Idem) de manière équilibrée à cette perspective.
Le 23 janvier 2011
Maharana, le pasteur de l'église protestante voisine, et directeur d'une école primaire qui jouit d'une excellente réputation, m'apprend que Rajesh, le laitier, à qui j'ai filé 1000 NR pour qu'il fasse soigner sa fille à Bhairawa, lorsque je l'ai rencontré au cours d'une balade à vélo que je faisais dans son village, est en fait "un homme riche". Il a treize vache et livre lait et yaourt à tout le village de Ramagaun. Rajesh, lorsqu'il a tenté avec succès de m'apitoyer sur la grosse fièvre de sa fille - il aurait voulu 3000 NR - m'a donc doublement menti, en me présentant son étable comme sa maison et en prétendant que seules trois des vaches - sur les 12 qu'abritait l'étable - lui appartenaient. Il serait en fait propriétaire de tout le troupeau ainsi que d'une maison en dur dans le village.
The Himalayan annonce que pour éviter que le pays ne devienne un "hub of international criminals" , le gouvernement s'apprête à présenter devant le Parlement un projet de loi qui lui permettra de mettre à jour l'accord d'extradition signé avec l'Inde en 1988 et de l'étendre à d'autres pays ainsi que de signer avec des pays partenaires des accords d' "assistance mutuelle" en matière de sécurité et de menace de l'ordre public.
Plus de cinq cent travailleurs clandestins du Bangladesh, entrés avec un visa de tourisme pour travailler dans la construction dans la Vallée de Katmandou vont être expulsés. Plusieurs d'entre eux étaient "en transit" vers des destinations plus attrayantes – pays du Golfe, Pologne, Azerbaidjan – munis de faux passeports népalais.
Le 18 janvier 2011
Allé hier vers 13 h au monastère financé par le gouvernement chinois (Chine pop.) dont j'avais rencontré l'abbé la semaine dernière chez le papetier musulman de Parsa et qui m'avait invité à lui rendre visite.
Les abords du monastère se sont dégradés depuis que je l'avais découvert en 2005. Ils sont à présent complètement envahis par les "marchands du Temple", des natifs, hindous ou musulmans, souvent à la mine patibulaire. Les gardiens des sandales et souliers, que l'on doit laisser devant l'entrée donnant accès au jardin qui précède le sanctuaire, ne sont guère plus avenants.
Les colonnes peintes en rouge soutenant la galerie entourant le jardin intérieur sont à présent couvertes de graffiti. Et les jeunes assis juste devant le sanctuaire, vide de tout moine ou moniale à cette heure, ne sont ni accueillant ni vraiment utiles à quoi que ce soit. Leur unique fonction semble être de veiller au tronc où les pèlerins laissent leurs oboles.
Je me présente, décline mon identité, que je réside au LIRI et leur montre le bout de papier où l'abbé a écrit son nom. Le plus âgé des deux "concierges" me dit que les moines et moniales dorment à cette heure. J'insiste pour qu'il m'annonce, ce qu'il fait de mauvaise grâce. Je vois de loin le moine apparaître sur le seuil de sa chambre. Le concierge revient me confirmant que l'abbé ne peut me recevoir à cette heure. La sieste doit pourtant tirer vers la fin car je vois deux nonnes s'affairer autour de la statue de Metteya à l'entrée.
Ces moines subsidiés par le gouvernement communiste de la Chine populaire se comportent comme des fonctionnaires. Trop paresseux sans doute ou corrompus pour s'occuper sérieusement et personnellement de l'accueil des visiteurs et de la protection du site, comme c'était encore le cas il y a cinq ans, ils délèguent cette charge aux maffias locales qui s'acquittent plutôt mal que bien de cette tâche pourtant guère difficile.
Ne résistant pas à l'envie de dire à ces nonnes ce que je pense de l'accueil – je crois qu'elle comprennent au moins le ton de mon discours car elles me considèrent d'un air un peu contrarié - je m'en vais sans intention de revenir pour sonder l'abbé, comme c'était mon projet, sur ce qu'il pense de la politique chinoise vis-à-vis du Pakistan et de l'islam en général, de plus en plus convaincu qu'il n'y a pas grand chose à tirer de ces moines ignares et corrompus que seuls intéressent les visiteurs dont il est possible de retirer quelqu'avantage matériel.
Le 19 janvier 2011
Le Kathmandu Post annonce que suite au départ la semaine dernière des troupes de l'ONU (UNMIN) chargées de veiller aux accords passés entre les Sept Partis et les maoïstes et d'éviter un reprise des hostilités entre ces derniers et l'armée népalaise, le gouvernement chargés des affaires courantes (on dirait une histoire belge) et le UCPN maoïste sont convenu de transférer solennellement, le 22 janvier, le commandement de la PLA maoïste à un Comité Spécial dirigé par le Premier ministre.
Étonnant pays, un des plus pauvres de la planète, un des plus arriérés et sous certains aspects des plus conservateurs, mais qui s'apprête à voter, après qu'un comité Same Sex Marriage ait étudié les législations des pays l'autorisant et enquêté sur le terrain en Norvège, une loi rendant possible le mariage de personnes de même sexe. L'opinion publique réagit paraît-il (Idem) de manière équilibrée à cette perspective.
Le 23 janvier 2011
Maharana, le pasteur de l'église protestante voisine, et directeur d'une école primaire qui jouit d'une excellente réputation, m'apprend que Rajesh, le laitier, à qui j'ai filé 1000 NR pour qu'il fasse soigner sa fille à Bhairawa, lorsque je l'ai rencontré au cours d'une balade à vélo que je faisais dans son village, est en fait "un homme riche". Il a treize vache et livre lait et yaourt à tout le village de Ramagaun. Rajesh, lorsqu'il a tenté avec succès de m'apitoyer sur la grosse fièvre de sa fille - il aurait voulu 3000 NR - m'a donc doublement menti, en me présentant son étable comme sa maison et en prétendant que seules trois des vaches - sur les 12 qu'abritait l'étable - lui appartenaient. Il serait en fait propriétaire de tout le troupeau ainsi que d'une maison en dur dans le village.
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